Alors que vient de s’achever les Assises de la politique de la ville qui se sont tenues à Amiens les 7 et 8 novembre derniers, en présence notamment de Michel Destot, président de l’Association des Maires de Grandes Villes de France (AMGVF), député-maire de Grenoble, l’AMGVF vient de réaliser, auprès d’une dizaine de grandes villes, une étude sur la thématique de la diversité et l’égalité des chances, afin de mieux connaître les pratiques en termes d’intégration et de lutte contre les discriminations.
Il en ressort que la gestion de la mixité sociale et culturelle est devenue un enjeu majeur dans les grandes villes et constitue l’un des principaux objectifs de la politique de la ville mise en place par les élus.
Premier enseignement, et non des moindres : toutes les collectivités interrogées affirment avoir une politique spécifique en faveur de la diversité, et une écrasante majorité d’entres elles ont un adjoint, conseiller municipal ou vice-président chargé des questions de diversité. C’est la preuve d’une prise de conscience politique du rôle des collectivités dans la problématique de l’intégration. Les actions des villes dans ce domaine passent principalement par les plans de lutte contre les discriminations, le soutien financier aux associations travaillant sur la thématique de la diversité, l’obtention de labels Diversité ou encore l’organisation d’événement, colloques et conférences, liés au thème du vivre-ensemble. Mais aussi, dans certaines villes, par la création de Conseils consultatifs de la diversité ou de lutte contre les discriminations.
En revanche, force est de constater que les grandes villes interrogées sont encore assez frileuses en termes d’adoption de Charte de la diversité. Peu d’entres elles en sont signataires, même si certaines disent être en phase active de rédaction.
Autre aspect, les villes interrogées n’ont, pour la plupart, pas de politique spécifique en termes d’accueil des étrangers extracommunautaires. Par contre, celles qui affirment le contraire mènent des actions éducatives destinées aux étrangers fraîchement arrivés : financement de l’apprentissage du Français, maison d’accueil pour les enfants, ou encore classes passerelles pour les enfants issus de familles de primo arrivants.
Enfin – hormis le cas spécifique des villes alsaciennes et mosellanes, pour qui s’applique le droit local – toutes les villes interrogées disent respecter strictement la loi de 1905 et s’interdisent donc de financer les lieux de culte. Cependant, certaines d’entres elles précisent qu’elles accompagnent les projets, en donnant des avis favorables pour les permis de construire, en aidant pour la recherche du foncier ou encore en accompagnant les associations dans leurs démarches administratives.
Etude réalisée auprès des villes :
AMIENS
DUNKERQUE
LE HAVRE
LE MANS
LILLE
LYON
MULHOUSE
NICE
PERPIGNAN
SAINT ETIENNE
TOULOUSE
VILLEURBANNE
Les résultats sont en PJ.
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